La méthode, domaine par domaine
Les neuf phases de la méthodologie s'appliquent partout. Ce qui change d'un domaine à l'autre : les données, les droits de lecture, les règles et les limites.
Toute la facture, pas seulement les machines virtuelles
Accès en lecture seule : Reader et Cost Management Reader sur Azure, ReadOnlyAccess et accès au CUR sur AWS, Viewer et Billing Viewer sur Google Cloud. Sept familles de sources : facturation, inventaire, métriques, recommandations natives, sauvegarde, journaux, prix.
La facture est lue en coût amorti et en coût facturé, puis normalisée au format FOCUS 1.2. Les leviers sont chiffrés dans l'ordre où ils s'exécutent :
- Acheter moins : ressources orphelines et inactives
- Consommer mieux : right-sizing à double preuve, Start & Stop de la non-production, niveaux de disque, sauvegarde, migrations de génération
- Payer moins : réservations et Savings Plans calculés après réduction, Azure Hybrid Benefit
- Hors machines virtuelles : leviers sur les services managés (PaaS)
- La production n'est jamais redimensionnée sans votre accord
Outillage, sans surpromesse. Azure : chaîne complète, rejouée sur une mission pilote anonymisée (22 totaux clés sur 22 dans une tolérance de 1 %). Google Cloud : collecte par Cloud Shell à partir de votre export de facturation BigQuery. AWS : CUR 2.0, chaîne à recalibrer sur un premier export réel.
Optimisations contractuelles (EDP, MACC, crédits SLA) : voir achats, fournisseurs et contrats.
Deux jours entre l'accès et les premiers chiffres
Cadrer
Périmètre, règles métier, applications à ne pas toucher, rôle en lecture seule.
Collecter et calculer
Sept familles de sources lues en lecture seule ; le moteur chiffre en vingt minutes.
Prioriser
Lecture des pistes avec le consultant : effort, risque, prérequis, horizon.
Restituer
Synthèse à la direction, options à trancher, plan d'exécution daté.
De l'usage réel à la signature, puis à la facture
- Registre des contrats : pour chaque contrat, le fournisseur, l'objet, l'échéance, le préavis, l'indexation, l'engagement de consommation, les droits et la fenêtre de sortie ; tenu sur classeur, revu à chaque comité.
- Renouvellement en quatre temps : inventaire de l'usage réel, scénarios chiffrés au même niveau (renouveler, réduire, changer, sortir), position de négociation, puis contrôle après signature.
- Contrôle des prix facturés : ligne par ligne, SKU par SKU, contre la grille contractuelle ; chaque écart est chiffré et documenté pour le fournisseur.
- Comités fournisseurs : consommation contre engagement, incidents de facturation, échéances à venir, décisions tracées ; arbitrage entre place de marché et achat direct.
Outillage. L'échéancier et les scénarios d'engagements cloud (réservations, Savings Plans, CUD) sont calculés par notre application à la remise observée. Le registre des contrats, le suivi de la consommation contre les engagements et le contrôle des prix facturés se tiennent sur classeur.
Périmètre. Fournisseurs cloud et éditeurs de logiciels. Hors périmètre : matériel, télécoms, contrats de prestations de services.
Part variable. En option et en pilote seulement, sur certaines négociations, avec une base de référence écrite au cadrage.
Ce que fait KeeFinops, ce que font vos équipes
| Sujet | KeeFinops | Vos équipes |
|---|---|---|
| Inventaire | Structure le registre et rapproche contrats, factures et usage | Fournissent contrats, avenants et factures |
| Position | Chiffre les scénarios et prépare le dossier de négociation | Achats et DSI arbitrent et négocient |
| Signature | Relit les conditions économiques avant signature | Signent ; votre avocat relit le juridique |
| Contrôle | Contrôle les prix facturés et tient le registre à jour | Transmettent les écarts au fournisseur |
Des droits achetés à l'usage réel
- Inventaire des contrats, des droits et des applications
- Usage réel comparé aux droits achetés : sièges dormants, réallocation plutôt que suppression
- Calendrier des renouvellements et positions de négociation
- Alignement des prix entre entités et nettoyage des licences
- Licences dans le cloud : licence incluse ou BYOL, Azure Hybrid Benefit, éditions SQL Server
De l'inventaire à la décision, avant l'échéance
Cadrer
Éditeurs, entités, échéances et données disponibles ; la durée se fixe ici.
Collecter
Contrats, droits, exports d'usage des éditeurs, rapports SPLA mensuels.
Rapprocher
Usage réel contre droits, déclaré contre déployé, écarts chiffrés par éditeur et par entité.
Décider et suivre
Plan de rationalisation, dossier de négociation, puis suivi des renouvellements ou des déclarations.
Ce que fait KeeFinops, ce que font vos équipes
| Sujet | KeeFinops | Vos équipes |
|---|---|---|
| Inventaire | Structure le registre des contrats et des droits | Fournissent contrats, factures et exports des éditeurs |
| Rapprochement | Compare usage réel et droits, déclaré et déployé | Confirment les cas particuliers : comptes de service, environnements de test |
| Décision | Chiffre les options et prépare la négociation | Achats et DSI décident et négocient |
| Suivi | Tient le calendrier des renouvellements ou des déclarations | Appliquent la réallocation et déclarent |
Déclarer juste, refacturer juste
Hébergeurs, MSP et ESN qui déclarent chaque mois des licences Microsoft en SPLA et les refacturent à leurs clients : depuis le 1er octobre 2025, les licences SPLA ne peuvent plus être utilisées chez les Listed Providers (Azure, AWS, Google Cloud, Alibaba), selon la règle annoncée par Microsoft à ses partenaires en 2022.
Le rapport mensuel est dû dans les dix jours suivant la fin du mois (contrat SPLA, version de 2020) et, selon les praticiens du licensing, un audit peut présumer un usage non déclaré depuis le début de la relation avec le client final.
- Rapport de rapprochement entre déclaré et déployé
- Risques d'audit et plan de remédiation
- Recommandation de voie pour chaque charge
- Procédure de déclaration mensuelle
- Modèle de refacturation par client final
Mesurer, attribuer, relier aux résultats
La FinOps Foundation définit la token economics comme la discipline qui mesure la consommation d'IA, l'attribue et la relie aux résultats métier (FinOps Foundation).
Nous visons ce cadre : coût par inférence, par workflow et par résultat, et seuils de retour sur investissement fixés avant tout nouveau projet. En mission, nous suivons déjà le coût par utilisateur actif et par millier de tokens.
Une baseline d'abord, l'échelle ensuite
Baseline
Cinq modes de consommation, sièges activés contre sièges achetés, coût par équipe et par application.
Instrumenter
Passerelle LiteLLM ou AI gateway : clés par usage, budgets, journaux de dépense, étiquettes.
Fixer les règles
Politique de modèle, de tokens et de cache ; arbitrage PTU ou paiement à l'usage ; quotas et alertes.
Suivre et répartir
Showback par entité et par équipe, KPI par utilisateur actif et par millier de tokens.
Ce que vous recevez
Baseline
Par mode de consommation, par équipe et par application.
Sièges dormants
La liste, et un plan de réallocation plutôt que de suppression.
Comparatif des tokens
Coût par million de tokens, par modèle et par canal (Azure, Bedrock, Vertex), remises et engagements compris.
PTU ou paiement à l'usage
Une recommandation chiffrée sur votre taux d'utilisation réel, avec quotas et alertes.
Politique d'usage et passerelle
Modèle, tokens, cache, routage ; configuration des clés, des budgets et des étiquettes.
Tableau de bord
Coût par utilisateur actif et par millier de tokens ; la refacturation par client viendra avec le module prévu du produit.
Ce que fait KeeFinops, ce que font vos équipes
| Sujet | KeeFinops | Vos équipes |
|---|---|---|
| Baseline | Lit les données de coût et d'usage, jamais le contenu des échanges | Lancent l'extraction dans votre environnement, avec leur propre clé d'administration, ou fournissent les exports des consoles ; ouvrent les rôles de facturation en lecture |
| Instrumentation | Propose la configuration de la passerelle | Déploient et opèrent la passerelle |
| Règles | Chiffre les options : modèles, PTU, cache | Les équipes data et IA décident |
| Suivi | Calcule les KPI et le showback | Portent les budgets par équipe |
Mesurer l'empreinte avec les coûts
- Cadrage : les droits de lecture des émissions sont demandés dès le départ : rôle Carbon Optimization Reader sur Azure ; Carbon Footprint Viewer et lecture du dataset d'export sur Google Cloud ; lecture de l'export des émissions de Data Exports sur AWS. Les définitions sont écrites et validées avec votre responsable Green IT.
- Collecte : les émissions du mois sont lues après leur publication par le fournisseur, vers le milieu du mois suivant ; les indicateurs de pilotage suivent la collecte des coûts.
- Exécution : les leviers communs au coût et à l'empreinte avancent ensemble : arrêt hors heures ouvrées de la non-production, dimensionnement, ressources inutilisées, stockage, anciennes générations, pause des plateformes de données hors production, et région seulement si votre politique le permet.
- Constat et transfert : mesure mensuelle à date fixe, écarts commentés, transmission à votre équipe développement durable, qui reste propriétaire de la méthode de publication.
Deux limites, dites franchement. Changer de région peut coûter plus cher. Les engagements (réservations, savings plans, CUD) baissent la facture, pas les émissions.
Niveau de preuve. Indicateurs Green IT : pratiqué et outillé. Émissions publiées par le fournisseur, rattachées aux coûts : pratiqué en mission ; import dans notre application : prévu.
Ce qui est mesuré, à quel rythme
| Indicateur | Définition | Rythme | Niveau |
|---|---|---|---|
| Part des VM correctement dimensionnées | Une VM n'est « à redimensionner » que si trois conditions sont réunies : recommandation du fournisseur, métriques sous un seuil prudent sur la fenêtre, taille moitié disponible. Les VM non mesurables sont montrées à part. | Mensuel | Outillé |
| Part de la non-production arrêtée | Nuit, week-end et jours fériés ; la production n'est jamais concernée ; exclusions par règle écrite. | Hebdomadaire | Outillé |
| Compteurs | VM mesurées, non mesurables, éteintes toute la semaine. | Hebdomadaire | Outillé |
| Émissions du mois | Valeur publiée par le fournisseur, par entité, application, environnement et région, avec son mois, sa méthode et sa version de modèle. | Mensuel | Pratiqué en mission ; dans l'application : prévu |
| Intensité de la dépense | Émissions par millier d'euros et par VM, affichées à côté des euros, jamais additionnées. | Mensuel | Pratiqué en mission ; dans l'application : prévu |
| Tendance | Sur 3 et 12 mois, écart à une base de référence. | Mensuel | Prévu |
Six règles qui ne se négocient pas
La valeur du fournisseur fait référence
Elle est citée avec son mois, sa méthode et sa version de modèle.
Jamais de mélange
On n'additionne jamais du mesuré et de l'estimé, ni deux méthodes de calcul du scope 2.
Mensuel, jamais quotidien
Les indicateurs carbone suivent la publication du fournisseur.
Les dimensions des coûts
Une émission répartie au coût, faute d'un grain assez fin, est marquée comme répartie.
Des seuils prudents
Le dimensionnement demande une double confirmation ; les VM non mesurables ne sont jamais comptées.
Aucune émission évitée annoncée d'avance
Pas avant que la mesure du fournisseur l'ait confirmée.
Questions fréquentes
Quels prérequis selon le cloud ?
Azure : l'historique de facturation et 30 jours de métriques se lisent d'emblée avec un rôle Reader, d'où les premiers chiffres à J+2. Google Cloud : la collecte Cloud Shell s'appuie sur votre export de facturation BigQuery. AWS : sur l'export CUR 2.0. Ces exports ne contiennent rien d'antérieur à leur activation : s'ils ne sont pas déjà actifs, le chiffrage attend qu'ils couvrent 30 jours.
Faut-il installer quelque chose ?
Aucun agent sur vos machines. Le script collé dans la console du portail ne demande aucune installation. Le mode planifié, lui, déploie un job dans votre souscription (environ 10 € par mois) ; un poste peut aussi collecter avec un compte Reader.
Faut-il d'abord corriger le tagging ?
Non. Nous chiffrons dès la première collecte ; une catégorie d'environnement déduite du nommage est marquée comme hypothèse, et la qualité du tagging se mesure en parallèle.
Pourquoi deux formats ?
Un périmètre se chiffre en deux jours. Un groupe dont chaque entité doit valider ses pistes demande environ six semaines : le temps n'est pas dans le calcul, il est dans la validation.
Pourquoi réallouer plutôt que supprimer ?
Parce qu'un siège dormant ici répond souvent à une demande ailleurs : le réallouer évite un nouvel achat.
Faut-il un outil spécifique ?
Pas pour démarrer : la baseline part des API de coût des fournisseurs (par exemple l'API Usage and Cost d'Anthropic, qui exige une clé d'administration : l'extraction tourne alors chez vous), de la facturation Azure, Bedrock et Vertex et des consoles d'administration des sièges. La passerelle vient ensuite, pour l'instrumentation.
Le prix des tokens baisse. Le sujet va-t-il disparaître ?
Le prix unitaire baisse, mais les volumes et les usages se multiplient : c'est le coût par workflow et par résultat qu'il faut suivre, pas seulement le prix du token.
Préparez-vous un audit éditeur ?
En pilote : nous rapprochons droits, déploiements et déclarations, nous chiffrons les écarts et nous préparons le plan de remédiation avant l'arrivée des auditeurs.
Voyons comment cette méthodologie s'applique à votre périmètre
Trente minutes pour choisir le point d'entrée, le format et le calendrier.